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Articles avec #seduction tag

Soirée au bar

Publié le par Etoile Filante

Exceptionnellement, et seulement une fois que je lui ai demandé ce qu’il aimerait faire, il me dit qu’il souhaiterait aller boire un verre dans un bar. Etant donné que je partage la même envie, je le lui exprime et nous décidons d’y aller. Un appel plus tard, il passe me chercher et, à peine entrée dans la voiture, il me demande ou nous allons. Lui laissant l’initiative du choix et ayant déjà exprimé mes souhaits, dont il ne tient systématiquement pas compte, il propose d’aller dans un établissement qu’une connaissance à lui a ouvert. Soit ! Je suis prête à découvrir un nouvel endroit et suis flexible sur le choix.

Une fois sur place, il engage la conversation avec sa connaissance, en intermittence avec la lecture d’un petit guide recensant les animations dans le coin. Pendant ce temps, j’ai choisi ma boisson et attends, attends et attends encore. Je lui demande à deux reprises s’il a, lui aussi, décidé quoi boire, mais cela reste sans réponse.

Après une longue attente, il demande ce qu’il y a comme bière ambrée et puis se fait conseiller pour une bière. La voilà, elle arrive et je lis sur l’étiquette « bière brune ». Je le lui dis et s’ensuit une discussion avec le barman. Et oui, lorsque l’on délègue son choix à l’autre, l’on a alors toute la latitude pour critiquer et se montrer insatisfait.

Une fois monsieur mécontent et servi, je propose que nous allions nous asseoir à une table. Ceci est accueilli par un hochement de tête. Bien sûr, désirant un peu d’intimité, je l’ai stoppé net alors qu’il voulait trinquer devant le barman. Forcément, il n’a pas apprécié et fait donc, encore un peu plus, la tête. Mais ce n’est pas fini.

Nous voici donc assis et je demande, avec un sourire, à quoi nous trinquons. « A cette soirée » fut la réponse. Alors là franchement, pour être banal on ne peut mieux. Imaginez donc que je me sens vraiment, mais alors vraiment pas importante pour lui du tout et que je commence à me dire que c’est un pauvre type. Lui semble être satisfait de son effet.

Son ami, le propriétaire, qui passait par là, vient s’asseoir et les deux se mettent à discuter de tout et de rien, juste comme si je n’existais pas. Très agréable, me direz-vous. Pour marquer le point, je prends calmement le guide des activités en question et commence à le lire tout en fredonnant. Toujours en attitude de pleine conscience face à ce bourreau.

Le copain finit par partir et là, j’ai signé pour ma dose totale d’indifférence et de silence. La soirée se termine, à mon initiative, sans un mot, après de longs silences pesants de non-dits.

Retour dans la voiture, idem, silence, pas une parole. Devant chez moi, je lâche un « bonne nuit » par politesse et respect, rien, pas de réponse. Après un court instant, sans toutefois me répondre, il me demande de se mettre devant chez moi afin que je lui mette du collyre antibiotique pour une soi disante conjonctivite. Excédée par son comportement je le traite de profiteur. Touché coulé, il démarre en trombe et disparait dans les rues.

En répression pour mon comportement adulte de cette soirée, ce matin il ne vient pas prendre notre fils, chez moi, comme prévu par le jugement à 11h00. Je l’appelle à 11h20 pour lui demander poliment et calmement s’il a oublié. Non, non il s’en rappelle. Il me demande pourquoi je ne lui ai pas amené notre fils chez lui. La discussion tourne en provocation de sa part. Je lui signale, à nouveau bien « adultement », que je souhaite être avisée de ses retards. Mais, bien sûr, comprendrez-vous, là est tout le jeu du pervers narcissique. Il finit par arriver à 11h40. Il sonne, je lui demande s’il souhaite entrer. « Non, je n’ai aucune raison de le faire». Soit ! Je lui amène notre fils et tente de lui dire bonjour, il détourne la tête et accepte une bise sur la joue sans même participer. Je passe les détails.

Monsieur fait la gueule. On se demande pourquoi, puisque j’ai, moi-même, toutes les raisons pour être vraiment en colère. Mais non, il n’y a d’espace que pour lui, lui et encore lui. Mes mots sont accueillis par des réguliers « ce que tu penses ne m’intéresse pas » ou encore « c’est bien, tu as fait tes conclusions, garde les », et j’en passe. Je ne compte plus les « tu me casses les pieds », « tu es nulle et archinulle », « laisse-moi tranquille », « tu es folle, tu as un grain ». Quelle est cette auteure qui a dit que lorsque l’on parle, on se parle à soi-même ? !

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Signes distinctifs en bref

Publié le par Etoile Filante

  • Vampirisation de l'énergie de l'autre, il engloutit littéralement sa joie de vivre
  • Absence d'empathie, froideur émotionnelle
  • Insatisfaction chronique, toujours une raison pour que ça n'aille pas
  • Dénigrement du partenaire, souvent voilée ou subile, tmême en utilisant l'humour
  • Indifférence totale aux désirs et aux besoins de l'autre
  • Stratégie d'isolement de sa proie avec diverses raisons plus loufoques les unes que les autres
  • Égocentrisme forcené, il n’y a que lui, lui et seulement lui qui compte
  • Culpabilisation continue de sa victime par n'importe quel biais imaginable
  • Incapacité à se remettre en cause, sauf par stratégie narcissique
  • Déni de la réalité, il est incapable de prendre conscience et ne le souhaite pas
  • Double jeu, vampire avec vous et charmant en société, c'est épuisant!
  • Obsession de l'image qu'il donne à l'extérieur, il est parfait, doux, gentil, séduisant
  • Maniement redoutable de la rhétorique, joue sur les mots jusque dans les moindres détails
  • Alternance du chaud et du froid, une caresse douce suivie d’une claque violente
  • Psychorigidité militaire
  • Anxiété profonde, ne supporte pas le bien-être du partenaire
  • Besoin compulsif de gâcher toute joie
  • Inversion des rôles, il se fait toujours passer pour la victime
  • Discours paradoxal et contradictoire le proche perd ses repères
  • Soulagement morbide quand l'autre est au plus bas
  • Ambiguïté continue

Il est fondamental de comprendre qu'il est parfois difficile d’élucider ses comportements. Par contre, une analyse des fonctionnements, qui tendent à être répétitifs et fortement prévisibles est possible. Malgré cela le partenaire a souvent l’impression d’être confus et de ne rien comprendre.

La clef réside dans votre ressenti, écoutez-vous, au risque de vous perdre totalement si vous ne le faites pas.

Signes distinctifs du PN

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