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Scène devant le restaurant thaïlandais

Publié le par Etoile Filante

Mardi 12 mars, je reçois un sms : « on mange ensemble ? »

Je réponds : « ou »

Il répond : « chez moi. »

Je n’ai aucune envie d’aller chez lui, je lui donc que non. Un autre sms ne tarde pas à arriver : « Alors ou tu veux ». Comme je n’ai pas d’idée, j’avance avec mon programme de la journée tout en réfléchissant et en observant mes sentiments. Ai-je vraiment envie de déjeuner avec lui ? Je ne ressens aucune joie à le voir. Ma réflexion est interrompue par un autre sms : « Tu demandes ou, tu refuses chez moi, et tu ne réponds plus après, incompréhensible ». Entre temps je reçois un appel de mon meilleur ami de Londres et je me dis que je suis heureuse de parler avec lui, d’échanger, d’avoir une conversation saine.

Je n’ai pas à peine raccroché que je reçois un appel de S le PN accr : « alors que veux-tu ? Pourquoi ne réponds-tu pas ? En quoi un appel peut –il être différent d’un texto ? »

Sur ce dernier point, j’ai une réponse claire et nette. Un texto est un écrit qu’il garde, qu’il sauvegarde sur son ordinateur et ensuite qu’il montre à d’autres ou qu’il utilise pour me mettre sous le nez. Donc, depuis un bon moment, moins j’envoie de texto, mieux je me porte. Au jour d’aujourd’hui, après 6 ans presque « de relation », je ne communique plus qu’oralement avec lui. Cela évite les écrits mais, car il y a un mais, laisse la porte grande ouverte aux mots (maux) à entendre. Je passe les reproches, culpabilisations, insultes et autres que ce petit engin avec sa connexion me transmet, dès qu’opportun, c’est-à-dire, très souvent, surtout si je ne marche pas au doigt et à l’œil.

Pour en revenir à son invitation, nous décidons tout de même d’aller manger au restaurant thaïlandais qui se trouve près de chez moi. Lorsque j’arrive il n’y est pas encore. Je lui téléphone pour savoir s’il est à l’intérieur. Il arrive.

Mal rasé, visiblement pas épanoui, il négocie mal le virage et se plante légèrement dans le mur, assez pour casser un petit bout de phare. Il sort en colère, remonte dans sa voiture. J’attends à distance, je sniffe la température. Oui, car avec ce genre de personne, je ne sais jamais quel comportement je vais trouver en face. Je n’ai aucune envie de me prendre la tête. Il ressort de son habitacle au bout d’un moment, couronné, rigide, me passe devant et m’ordonne de me dépêcher d’entrer dans le restaurant. Je marque un temps d’arrêt dans le sas, je n’ai pas envie de cela, pas besoin de subir un homme en colère. Je le lui dis gentiment, le drame commence. Premier wagon en public, deux hommes rentrent et le regardent vociférer. Je suis à distance, calme. Il me dit de rentrer, prétend qu’il a le droit d’être en colère et que ça va passer. Hum, je doute de la gestion de ses émotions de manière aussi rapide. L’ayant encore en face qui ne décolère pas, je lui dis que dans ces conditions, je refuse de manger avec lui. Deuxième wagon, il s’en va en m’insultant haut et fort et je suis gratifiée d’un agressif CONNASSE.

Je ne me sens pas touchée, la distance m’aide, me protège, je suis calme et centrée.

Non content, alors que je marche vers ma voiture, il fait un tour de rond-point et en profite pour me blâmer sur le fait que LUI travaille, qu’il a traversé toute la ville pour venir et que je suis une CONNE.

Je ne relève pas, des gens regardent, je n’éprouve pas de honte, je me dis qu’il se ridiculise tout seul. Au fond de moi, je me demande comment et au nom de quoi est-ce que je tolère un tel comportement en ma présence.

Je n’ai pas la réponse.

Casse toi pauvre CON!

Casse toi pauvre CON!

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