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L'étalon magique devenu zizi mou

Publié le par Etoile Filante

T’imagines que je l’ai traité de zizi mou ce matin tout en jetant sa corde à rideau en bas des escaliers. Il a dû me prendre pour une folle. En même temps c’est vrai, d’un bel étalon, la magie a opéré, et hop un mort vivant privé du moindre désir. C’est l’âge qu’il dit. Souvent, il ajoute même « qu’il n’y a pas que le sexe dans la vie ». C’est effarant comme les gens changent. On pense les connaître mais il y a toujours des surprises.

 

Moi j’aime bien les surprises, elles pimentent la vie. Elles éclairent la routine, crée du mouvement, parfois des rires. C’est chouette non les surprises. Bon d’accord il y en certains qui n’aiment pas. Eux, faut pas trop les chatouiller. Tiens ça me rappelle un peu ton ex quand je dis ça.

 

Oh non, mais tu ne peux pas arrêter de parler de lui, c’est fatigant à la fin. Déjà qu’il occupe une bonne partie de mes pensées, si en plus tu en rajoutes je vais ruminer de l’ex matin, midi et soir. Mon cerveau c’est la vie et là, ça va l’asphyxier. Alors stop !

 

Je ne comprends pas très bien, c’est à moi que tu parles ? Ah bon, parce que je pense que tu as bien besoin de dire stop de ton côté. Alors avant de me donner des ordres, pense à les appliquer (ah non pas encore un mot de son vocabulaire mortifère).

 

Tu sais quoi, je ne pensais pas qu’il me quitterait un jour, il m’avait dit : c’est pour toujours. Je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée que c’est fini. Enfin, lui il dit qu’il a besoin de temps pour cicatriser et que des cicatrices il en reste toujours des traces. Ça ne promet pas grand-chose de bon. En fait je crois que lorsqu’une relation a trop vécu de tracas elle peut difficilement s’en remettre. Je le vois bien éventuellement revenir vers moi, après que j’ai rampé en pleurs pour récupérer son attention (qu’il ne m’a pas souvent donné si je suis objective) en me mettant ses conditions. C’est comme ça ou tu n’as rien !

 

Hum hum ça ressemble à une course à l’objet perdu ton histoire. S’il ne t’a pas souvent donné son attention, qu’est ce qui te fait croire que tu vas enfin un jour en avoir ? Moi, ce que je sais c’est qu’il t’a plutôt donné beaucoup de tension. C’est presque le même mot mais pas du tout le même effet !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Oui mais ... tu écoutes?

Publié le par Etoile Filante

Oui mais, oui mais, oui mais, oui mais. (façon sirène)

 

Mais qu’as-tu à te comporter comme une chèvre enrouée ? Ça ne va pas la tête ? (Ah tiens, ça aussi c’est une de ses expressions favorites, il me le disait souvent et je n’aimais vraiment pas, surtout parce que je pense que c’est la sienne de tête qui ne tourne pas rond).

Si vous saviez…une menace de suicide en haut de la falaise de Nerja là-bas tout au Sud en Andalousie, un 31 décembre. Et puis un jour alors que je venais de m’énerver et de casser son porte-manteau en tirant de rage sur sa sortie de bain, il a carrément mis l’appartement à sac. J’ai vu des planches voler au-dessus de notre bébé qui était dans son lit. Il a défoncé la porte en bois de sa chambre et a fini en pleurs en me demandant de l’interner. Et moi, je ne l’ai pas fait. Grand mal m’en a pris car ensuite et pendant 10 ans, cela n’a été que perversion narcissique puissance 1 milliard. Ah, j’en ai mangé des reproches, des accusations, des dévalorisations, des agressions, des violences psychologiques. Et pourtant, je suis restée. Satané attachement coûte que coûte. A bas la super glue !

 

Forcément, tu connais cela depuis toujours, pourquoi croirais-tu qu’il existe autre chose de mieux ? Et puis, en fait, je vais t’expliquer : ton attachement est dû à ce que l’on appelle le masculin maltraitant, et c’est cela qui cause ton attachement.

 

Euh, là j’ai l’impression que tu me parles Chinois et je ne comprends strictement rien. Je pense qu’il vaut mieux que je me concentre sur le 3e niveau d’écoute.

 

Oui, vas-y, parle-nous de l’écoute et surtout écoute bien ce que tu dis !

 

Je disais donc que le 3e niveau d’écoute est quand l’on est pleinement présent tant avec son corps qu’avec son esprit. Cela permet également d’entendre son intuition et ses ressentis tout en sachant que toute notre attention est tournée vers l’autre. Intéressant non ?

 

Et tu pratiques ?

 

A vrai dire, pendant longtemps j’entendais mais je n’écoutais pas, en fait je n’ai compris l’importance de l’écoute que tard dans ma vie. C’est dommage que ce ne soit pas transmis à l’école, je trouve que ce sont des compétences utiles dans la vie.

 

Oui, encore faut-il les mettre en pratique, n’est-ce pas ?

 

Il y en a qui passent leur vie à écouter, mais de la musique, d’autres le chant des oiseaux mais dans notre modernité c’est surtout le rythme de la ville que l’on entend. En fait, c’est un peu décalé d’un rythme naturel et harmonieux. Perso, je le trouve plutôt stressant celui-là.

 

Bien, et pourquoi habites-tu toujours en ville alors ? Autrefois tu préférais la campagne, le vert, le calme. Que t’est-il arrivé tout à coup ?

 

C’est une longue histoire. Mais là je n’ai pas envie de la raconter. Il est tard et je trouve que ma soirée a été plutôt agréable malgré les circonstances.

 

Allez, on y revient !

 

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L'appât à l'écoute

Publié le par Etoile Filante

Non mais c’est quoi ton truc, me laisser pendre comme un vers empalé sur un hameçon ? Dans l’attente d’une décision de ta part ? Et est-ce que tu as imaginé que peut-être je me serai faite mangée par un beau poisson (séduction) au lieu de rester dans les airs en danger ? Ohhhrgggg pourquoi ne peux-tu pas être clair ? C’est pourtant simple !

 

Que racontes-tu ? Tu sais très bien faire le vers. Je t’ai déjà vue, tu te tords dans tous les sens possibles et inimaginables mais tu n’arrives jamais à te décrocher. Et puis, de toute façon dans notre mer à nous il n’y a pas d’exocet qui pourrait t’attraper au vol et te sauver des airs.

 

Mais tu fais quoi, pourquoi tu ne m’appelles pas, pourquoi tu fais comme si je n’existais pas. Je te dis que je suis triste, que je souffre, tu entends ? Ah je sais (en colère avec la colère qui monte) tu veux juste te venger, voire me manipuler. Quelle bassesse !

 

Ecoute, tu sais que l’écoute est le secret d’une bonne communication. Et avec l’écoute, il y a le silence, alors tais-toi ! Arrête de l’appeler. Il t’a dit que tu le harcelais. As-tu entendu ?

 

L’écoute (pensive). Qui devrais-je écouter ? Je ne sais plus, si écouter la raison, les sentiments, mon attachement, ou lui ? Le croire ou pas le croire.

 

Ben, voilà, j’avais bien dit que les humains c’était du lourd, du complexe et que ça changeait tout le temps.

 

Il t’a clairement écrit « Adieu » dans son message. Que veux-tu de plus clair ? Et puis donc il a le droit de faire ce qu’il veut, comme il veut, avec qui il veut !

 

Non, ça je ne peux pas l’entendre. Mais comment est-ce que je vais pouvoir faire cohabiter la raison qui me dit que c’est très bien ainsi et mon attachement qui se shoote à la super glue, comment ?

 

C’est simple, il suffit que tu t’écoutes pleinement !

 

Dis-donc cela me rappelle ma formation en coaching, ils m’ont bassiné avec l’écoute. On a même dû apprendre à s’écouter dos à dos et les yeux fermés. Attends, je vais essayer de me rappeler ce qu’ils disaient : 3 niveaux de communications….

 

Ben, on dirait que tu n’es pas allée bien haut. Ce doit être toutes ces émotions que tu as rangées dans ton corps qui t’alourdissent.

 

Non mais, dis-donc, je ne te permets pas de me parler ainsi. Je ne suis pas grosse tout de même. Et puis laisse-moi un peu me concentrer car je voudrais vraiment me rappeler de ces trois niveaux de communication. Ah ça y est…donc le premier c’est quand on écoute tout en pensant à autre chose ou encore en faisant mille chose. Tiens ça me fait penser à ma fille celui-là. Même plongée sur son iphone, elle me dit « vas-y, je t’écoute », mon œil oui. Heureusement que je ne fais pas pareil. C’est obligé je suis au moins au deuxième niveau d’écoute, j’en suis sûre. Et le 2e c’est quand tu es concentré sur une seule chose : écouter et qu’il n’y a pas d’autres pensées dans ta tête ou que tu ne cherches pas la prochaine question à poser ou encore que n’essaies pas de trouver le moment pour imposer tes idées. Ben oui parce que forcément des idées et des je sais il y en a dans nos têtes. Enfin ce que je me demande c’est si vraiment ce sont nos idées qui vont finir par aider l’autre à trouver sa solution.

 

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Adaptabilité alléchante pour le PN

Publié le par Etoile Filante

J’étais super adaptable, flexible et puis, parfois, de l’agressivité, comme couvée au chaud à l’intérieur, remontait. Les autres ne comprenaient pas ce qui se passait et cela créait un sentiment bizarre. En fait, tout ce temps, il y avait mon vrai moi qui se manifestait autant que l’entrebâillement de mon être le lui permettait. Il coexistait avec ce que l’on attendait de moi, qui lui vivait ma vie. Et moi, je ne savais pas trop quoi en penser.

 

C’est compliqué ton truc. Tu n’as pas l’impression de rentrer dans le domaine de la psychologie là ?

 

Ben, peut-être un peu mais en même temps il s’agit de fonctionnements internes et propres à l’humain.

 

Oulalala alors lui l’humain ne m’en parle pas car il est d’un compliqué, que tu n’imagines même pas, et en plus, ça change tout le temps. C’est dur de s’y retrouver et je suis étonnée que tu sois si consciente et au fait de ce que tu vis. Tu fais comment au juste pour tenir le coup ?

 

J’efface, je déconnecte, je range dans un coin. Il me semble d’ailleurs qu’un grand ménage de printemps serait nécessaire car vu l’état de mon corps, je crois que j’ai un peu trop stocké d’expériences et d’émotions sans qu’elles n’aient une échappatoire.

 

Mais attends, si ce sont les tiennes d’émotions, pourquoi est-ce qu’elles devraient être exprimées ? Tu vois, je t’avais dit que l’humain c’était compliqué. Pendant un instant j’ai cru que toi tu y arrivais, que tu étais différente, mais je me rends bien compte que tu n’as pas la solution. Tu ne sais pas en fait !

 

Savoir ou ne pas savoir, c’est une grande question. Je crois que dans notre nation le « je sais » est tellement commun qu’on a l’impression que tout le monde sait tout, juste à les écouter. Et puis, si tu t’approches d’un peu plus près, et bien c’est la cata. Je me demande si cette habitude de dire « je sais » ne viendrait pas d’une peur d’être puni si on ne sait pas. Tu en penses quoi toi ?

 

Je ne sais trop quoi te répondre. Quand je sais, je sais, c’est simple. Sinon, je dis tranquillement que je ne sais pas. What’s the big deal ? Savoir, pas savoir, on s’en fout non. D’ailleurs, il y en a qui disent que c’est mieux de faire des expériences et d’en tirer des conclusions plutôt que de prétendre savoir. Je crois que c’est la théorie du fixed mindset et du growth mindset.

 

Ah oui, je la connais. En fait c’est une théorie développée par une chercheuse outre océan qui s’appelle Carole S Dweck.

Y a ceux qui sont fixés dès le départ et ceux qui grandissent continuellement. Par exemple si tu penses que tu es né comme tu es né et que tu es comme ça, il n’y a plus rien à faire…t’es fixé. Dans le cas contraire, tu te dis que tu es né comme tu es né mais que tu sais que tu peux progresser, changer, évoluer alors tu as un état d’esprit de croissance. Franchement, je préfère nettement le deuxième, il a bcp plus de sens pour moi. Ben oui, parce que se croire immuable pour la vie entière ce doit être triste non ? Peut-être que c’est pour ça qu’on en arrive à consommer autant de lexotruc et d’anti-dépresseurs. Ça me questionne personnellement.

 

Bon, et si tu revenais aux fixés de la tête, et que tu m’expliquais ce qu’ils ont de particulier, tu ne crois pas que ce serait mieux plutôt que de divaguer sur des théories vaseuses de prozotruc ? Parce que franchement, tu n’as pas autre chose à faire ?

 

Tu disais ?

 

Ça t’arrive d’écouter ? Ce n’est pas possible ça !

 

Ecoute je ne comprends plus rien, tu veux que je te parle de l’écoute ou bien des fixés de la tête ?

 

Bon, je ne vais pas m’énerver. J’aimerais stp que tu me parles des fixés de la tête pour commencer et puis qu’ensuite tu continues avec l’écoute. Je crois que tu en as bien besoin. En fait, je crois que tu ne t’écoutes pas ni ne m’écoute. Alors, comment veux-tu que l’on avance dans notre discussion de cette manière ?

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Maillot et Coup de Foudre

Publié le par Etoile Filante

Février, 8 mois après le coup de foudre au bord de la piscine, sous le soleil brûlant de l’été, j’ai oublié mon maillot et mes aisselles expriment l’humidité à tout va. Il me demande si je mouille ; ma réponse se veut torpille (comme la raie torpille qu’il affectionne mais ça je ne le sais pas encore). Touché coulé, ça commence bien !

 

Il insiste pour que j’endosse un maillot de bain à sa mère et là franchement j’aurai dû me douter de deux choses :

 

1 . il n’a pas coupé le cordon ombilical donc attention danger, je rencontre un homme en devenir qui ressemble à un super homme sorti d’un concours de beauté et je craque littéralement sous le charme, malgré le regard réprobateur de la sœur qui rumine dans son coin.

2. le salaud rêve déjà de découvrir mon corps. Faudra attendre mon coco, je choisis un maillot 1 pièce noir, touché coulé

 

 

Février donc, nous sortons ensemble. C’est irréaliste, trop beau pour être vrai ; un rêve devenu réalité.

 

Il est le grand frère de ma meilleure amie. Je le trouve magnifique depuis mon enfance et espère secrètement qu’un jour il me regardera.

 

C’est fait et même plus.

 

Je suis au paradis, je ne touche plus terre, j’ai de la chance.

 

Vraiment ? En es-tu sûre ? Sa sœur t’a pourtant avertie quel genre de personne il est. L’as-tu seulement écoutée ? entendue ?

 

Oui, j’ai entendu et je me sens prête à déplacer des montagnes, à le changer, oui, j’en suis persuadée, je vais y arriver.

 

Et tu sais aussi que d’autres ont essayé avant toi et se sont brûlé le cœur et la santé. Te crois-tu encore plus forte que les autres ?

 

Oui, j’y crois, le challenge, le défi, ça, je connais. C’est ma nourriture quotidienne depuis toute petite.

 

Et puis, pour une fois que quelqu’un s’intéresse à moi, tu ne vas quand même pas venir me gâcher la vie non ?

 

Sache aussi que j’ai su freiner mon envie dévorante d’être en couple avec lui, en partie en honneur avec mes valeurs. Oui, depuis toujours, je m’étais dit que « jamais je ne sortirai avec le frère de mes amies », en quelque sorte, j’avais gagné leur confiance et je ne souhaitais pas la trahir. Je me suis donc appliquée (tiens c’est un mot de son vocabulaire courant qu’il utilise souvent comme pour justifier sa lenteur d’action – c’est curieux - j’te dis pas combien il m’énerve quand il bloque en mode escargot). Enfin je disais, je me suis donc appliquée à réfléchir si oui ou non, malgré mon fort élan passionnel, j’allais ébrécher cette valeur et m’écouter.

 

Il est vrai que son appel téléphonique, aux alentours de Noel, m’a aidé à avoir envie de le découvrir, de le connaître, de le rencontrer. Pourtant, sa sœur m’avait prévenue et je sais ce que je devais savoir ; et en théorie c’était suffisant pour que je sois raisonnable et que je ne mettre pas dans la merde toute seule. Mais non, je n’ai pas résisté à l’attrait de l’inconnu, à cette soif de découverte de l’autre, à l’aimant de la perversion cachée. Je suis tombée droit dedans et j’en ai pris pour 10 ans.

 

Tu me diras, finalement, à part quelques séquelles surtout émotionnelles sur les enfants, tu as réussi le pari sans jamais recourir au soutien de médicaments. Mais au fait, c’était quoi comme pari au juste ? Le sais-tu ?

 

Le pari, après coup, je pense que c’était bien de devenir moi-même. Après, la question que je me pose est : « était-il nécessaire de vivre une expérience si virulente et si longue pour comprendre qui l’on est ?». Bien évidemment, je n ‘ai pas la réponse mais je suis sûre d’avoir rempli ce contrat grâce à cette relation.

D’abord, au bout de quelques années, je me suis rendue compte, après avoir partagé les grandes lignes de mon histoire de vie avec une éducatrice de l’APEX (http://violences-conjugales.eu/accueil/afficher_page.php?num_page=1°, que justement, mon histoire n’était pas si banale que cela.

 

J’ai compris que le fonctionnement familial qui était en place lors de mes jeunes années ne faisait que se répéter avec un nouveau protagoniste.

 

Ah oui ! C’est tellement courant et pourtant peu d’entre nous le réalisent. Souvent, ils continuent à « jouer et rejouer » le même scénario avec un casting nouveau. Tu ne savais pas ?

 

Donc, en sortant des bureaux de l’Apex, j’avais le sentiment d’avoir été entendue pour la première fois dans ma vie. Le spectacle raconte comment cela est arrivé. Et tu n’imagines même pas le bien que cela m’a fait. Enfin, j’existais !

 

Ben oui, avoir l’opportunité d’être entendu fait souvent des miracles, je crois que l’on ne se rend même pas compte de la puissance de l’écoute et combien elle change les gens et les situations. Et toi, tu en penses quoi ?

 

Cela ne m’a pas empêchée de continuer la relation et faire comme si. Avec du recul, j’ai l’impression d’avoir fait « comme si » pendant très longtemps et finalement je crois que j’en avais vraiment assez. C’est fatiguant de tenir un rôle pendant 46 ans, vous ne pensez pas ?

 

Pff, les rôles cela fait partie de la vie, que racontes-tu ? C’est justement en acceptant cela que nous pouvons agir de manière cohérente et être intègre. Accepter cette évidence permet de s’adapter tout en restant centré et conscient. Qu’est ce qui te gênait là-dedans ?

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Être Femme?

Publié le par Etoile Filante

Le 8 mars, Journée Internationale de la Femme, sortie de mon spectacle de théâtre autobiographique et jugement de mon compagnon de 10ans pour une affaire sordide.

 

La représentation est prévue à 20h30. A midi, alors que je gère mon tract de néophyte, une première rencontre agitée avec mon compagnon me trouble. La tension, au cours de l’après-midi, est aux sommets. 18h, il ramène notre fils et reste garé en bas de chez moi tel un dérangé. 18H39, le texto couperet m’assomme : « Je tiens à te signaler que GRACE à ton manque de soutien je viens d’être condamné. Merci pour tout. ». Le suivant me donne un deuxième coup de massue : « Et adieu ».

 

10 ans de relation passionnelle et extrêmement tumultueux s’achèvent juste avant mon spectacle, cette renaissance à moi-même.

 

Mes émotions, mes sentiments ne sont plus que tiraillements internes mais je me suis tellement investie que je décide que rien ne troublera ce temps de partage théâtral pour lequel j’ai invité mes ami/es.

 

En conduisant vers le théâtre, je réalise que j’ai passé 14 ans avec un homme qui a fini par faire du trafic d’armes entre autres, je n’avais rien vu ni suspecté, puis 10 ans avec un psychotique que j’aime encore très fort.

 

J’ai tellement envie de le dire, de le partager à la fin du spectacle mais je choisis de le laisser être en moi.

 

20:45, je monte sur scène ; la pièce est un succès, je suis heureuse.

 

Le lendemain matin, après une courte nuit agitée, je ne sais même pas comment je me sens.

 

J + 2 je commence à réaliser, j’alterne les moments de mélancolie avec diverses occupations dans la journée. Heureusement, le soir, les enfants sont sources de joie.

 

J + 3 il me manque, la pièce est jouée, est-ce vraiment fini entre nous ? Le soir, n’y tenant plus, je l’appelle pour avoir de ses nouvelles. Rembarrée direct avec agressivité, je me sens triste et perdue.

 

J + 4, je remplis ma journée, je pars à Montpellier, je dîne chez une amie et puis….je re-craque. Je vais en bas de chez lui, je l’appelle, il me répond au 2e appel, il finit de manger non loin de là dans un restaurant. Je le vois, ça me fait du bien, c’est familier et puis, malgré tout ce qui a pu se passer et sa manière d’être, je l’aime. Il m’embrasse bien clairement sur la joue, se tient à distance et garde le flou quant à nous. Il a mal à la tête, est fatigué et veut rentrer chez lui ; j’ai froid, je me sens nostalgique et triste. Je comprends que ce n’est pas le bon moment, je pars les larmes aux yeux.

 

Je rentre chez moi, encore un réveil à 5h du matin, je me rendors vers 7H30, j’en ai besoin, je suis fatiguée.

 

Je tourne et retourne mon téléphone, en espérant qu’il va appeler, me dire que c’était un cauchemar, qu’il m’aime et que tout va bien aller. Je finis par me dire que je vais faire une journée téléphone éteint, peut-être pour qu’il comprenne, au cas où il essaierait d’appeler, ce que je peux ressentir. Bien sûr, c’est gérable quoique douloureux.

 

Je ne suis pas une habituée des séparations et encore moins avec le seul homme que j’ai vraiment aimé dans ma vie. Je me demande ce qu’il en sera du futur et pourtant quand je m’arrête et que je suis dans le moment, je ne souffre pas.

 

J’ai confiance que cela va passer, que ce ne sont que des émotions qui s’expriment, un détachement qui s’opère, des souvenirs qui se qualifient comme tels, des situations que je chéris qui ne seront plus, enfin un bout de vie qui s’envole, une page qui se tourne. Je ne sais que faire de tout cela, je pourrais le peindre, l’écrire, le hurler, le raconter, le monter en une pièce, mais j’ai besoin de faire quelque chose là, maintenant, pour aller mieux.

 

Bien sûr que rationnellement, je sais que c’est juste que cette relation s’arrête, elle est tellement toxique et destructive. La gestion émotionnelle s’opère quant à elle sur un autre plan, qui demande la douceur guérisseuse du temps, de l’acceptation, et de la mise en conscience.

 

Ma chère amie me dit qu’il n’y a pas pire deuil que celui d’un vivant. Allez y comprendre quelque chose !

 

Aujourd’hui, j’en suis là et c’est de là que je vous parle.

 

Et oui, j’ai choisi de continuer à écrire, de raconter un peu de comment tout cela est arrivé.

 

 

 

 

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Mémoire et écoute, allo?

Publié le par Etoile Filante

Avec le temps, bizarrement, imperceptiblement et très graduellement la synchronisation s’est métamorphosée en son contraire. Tu ne te rappelais plus de rien, même ce que je venais te dire, tu disais l’avoir oublié. Cela rendait nos conversations difficiles puis impossibles ; je me sentais drainée de devoir tout te rappeler car tu l’exigeais et tournais la situation à ton avantage. De mon côté, tout en ayant une mémoire excellente, je n’avais pas droit à l’oubli car il était durement sanctionné d’un « tu vois, toi aussi tu oublies, tu es comme moi » sous-entendu « tais-toi et deviens folle ». Me taire ? Non, jamais. Devenir folle ? Tu as bien failli réussir.

J’ai cru que tu ne savais pas écouter alors je t’ai appris à le faire car la communication est mon métier. En fait, non seulement nos conversations ne s’amélioraient pas mais en plus dès que tu pouvais me reprocher ce que tu considérais une erreur de communication, tu fonçais sur moi avec un « et ben, pour une professionnelle de la communication, je m’attendais à autre chose ». Pendant ce temps, je t’entendais mettre en pratique mes enseignements alors que tu tenais des conversations avec ton ex-femme, haut-parleur rigoureusement enclenché pendant des demi-heures entières. Outre le fait que cela n’était pas respectueux ni pour elle, ni pour moi, j’avais la frustration ajoutée de constater que tu savais communiquer. En fait, je n’avais fait qu’ajouter une corde à TON ARC, ce qui te permettait de manipuler ton entourage avec une efficacité décuplée, tout en crachant sur moi et en m’écrasant.

Certes, il est plus facile de dire « rappelle-moi, je ne me souviens pas » que de se souvenir de QUI TU ES VRAIMENT ET SINCEREMENT, ce serait probablement trop dur à assumer pour toi, aujourd’hui. Tu penses que si les autres savaient qui tu es, ils ne pourraient t’accepter, alors tu caches, tu cloisonnes.

J’ai longtemps cru que tu avais un immense jardin secret, que la transparence n’était pas une valeur personnelle mais aujourd’hui je comprends que les faces que tu caches représentent bien plus que cela. Elles sont ta protection car tu crois être foiré, pas digne d’être aimé et tu avances dans la vie vierge à coups de machettes et gare à celles qui se trouvent sur ton passage. Ça décime dur !

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Ta plus grande peur: « être dé-couvert »

Publié le par Etoile Filante

J’ai compris que tu cachais, tu caches beaucoup de choses de toi, tu cloisonnes, de peur d’être découvert. En l’occurrence je parle du nombre incalculable de femmes que tu fréquentes sexuellement et de ta bisexualité que tu mets au fond de ton tiroir le plus secret.

Je t’ai parlé de couple libre, en cherchant une solution à tes nombreuses trahisons, mais il est surement plus excitant pour toi de coucher avec des femmes, en cachette, peu importe lesquelles car tu dis qu’elles sont toutes belles. Et bien sur, je ne suis qu'une parmi tant d'autres.

Je t’ai parlé de goûter aux hommes et tu restais sur tes gardes car tu y as déjà goûté mais cela doit rester secret.

Je comprends que si tout ce que tu fais était su par une seule et même personne, si tu montrais vraiment qui tu es, tu aurais une peur bleue de ne pas être accepté, toi qui a tant besoin de reconnaissance.

Beaucoup pensent que tu ne sais pas communiquer et je ris quand j’entends cela car c’est faux. Tu sais extrêmement bien communiquer seulement tu n’en as pas envie. Hier encore, ton père me disait « ah, il nous a parlé de son travail, de ses clients, enfin il parle, cela fait plaisir de l’entendre s’exprimer, de voir qu’il a envie de communiquer avec nous ». Je lui ai répondu que tu savais communiquer et même très bien mais seulement lorsque tu en as envie. Tu gardes le contrôle. Tu es rigide. Sans cette rigidité, tu penses t’effondrer, n’être plus qu’une poupée de chiffon que l’on peut manipuler à souhait, alors tu manipules les autres afin que cela ne t’arrive pas, tu te protèges. Tu tais tes actes car les dire reviendrait en partie au moins à les assumer et ça tu ne peux même pas entendre l’idée. Etre responsable est trop difficile, (s’)assumer aussi. Tu caches de l’argent, tu continues à dire que tu n’en as pas. Je pense que tu arrives même à t’en persuader. Entre les ventes illégales de poissons que tu pêches, les missions de scaphandrier que tu encaisses, le bas commerce que tu fais dans n’importe quelle transaction même pour un euro, et ton métier d’homme toutes mains comme tu l’appelles, l’argent entre. Lorsque l’on travaille tous les jours de la semaine, lorsque l’on ne trouve pas un moment pour venir voir son fils sous couvert de travailler alors on facture, c’est logique. Je reprends là une de tes expressions favorites « c’est logique ». Clamer ne pas avoir d’argent te permet de refuser de payer une pension aux trois enfants que tu as abandonnés, oui, je dis bien abandonnés car ils sont sans vivre ni présence de ta part. Souvent je me demande pourquoi tu as tant tenu à faire des enfants, je n’ai pas encore compris.

Pour couvrir ta vie, tu mens, tu fais mine de ne pas te rappeler, toi qui étais si fort à retenir les moindres détails me concernant au début de notre relation. A l’époque tu cherchais à me séduire et tu cherchais la synchronisation maximale jusque dans nos pas qui foulaient les rues de Lugano. Je trouvais cela nouveau, étonnant, et pour cause, tu étais d’entrée de jeu dans la manipulation. J’ai vraiment cru que « c’était toi » que tu étais l’homme de ma vie.

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J'ai cru te sauver mais c'est impossible

Publié le par Etoile Filante

Je ne connais pas les mots scientifiques qui pourraient étiqueter ton comportement, il semble y en avoir plusieurs :

  • Passif agressif pour ta grande procrastination
  • Pervers narcissique pour ton experte manipulation
  • Bipolaire pour tes changements d’humeurs soudaines et imprévisibles
  • Et peut-être encore autre chose

J’ai cru pouvoir t’aider, te sauver et il n’en est rien. Je reste le bec dans l’eau en entendant tes nombreuses projections me cribler le mental. J’en ai assez de ce monde de folie, de ces voyages au plus profond, au cœur de la démence. Je les laisse à celles qui souhaitent les découvrir. Vous avez là un très bon guide, inoubliable, je le cède volontiers, cela fait plus de deux ans que cet homme me poursuit, sourd à mes ruptures, m’offrant 42 roses le jour du décès de mon père alors qu’il sait que tout est fini depuis longtemps.

Notre chemin s’arrête là. Je raconte mon expérience à titre d’information pour celles ou ceux qui auraient envie de passer par là ou qui se seraient perdus dans les méandres du mental fou.

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Comment puis-je encore aimé un TEL MONSTRE?

Publié le par Etoile Filante

Comment puis-je encore aimer un tel monstre ? Un homme qui a fait beaucoup de mal à mes enfants, qui m’a meurtrie, qui m’a trompé, qui me cache presque tout en prétextant mille excuses plus bidons les unes que les autres ? Je souffre peut être du Syndrome de Stockholm ou encore d’une forme de dépendance affective, de failles sentimentales très certainement, de l’envie d’y croire, d’être aimée par toi que j’admirais, mais c’est sans appel. Il n’y a que moi qui peut mettre fin à ta folie, à la démence de cette relation qui a pourri jusqu’à la substantielle moelle. Je me sens telle une souris entre les griffes d’un lion.

Lorsque tu es finalement parti, grâce à la police, je ne pouvais plus garder la chienne, j’ai demandé ton aide, tu m’as dit de me débrouiller. J’ai tenu bon quelques mois et n’y arrivant pas avec 3 enfants et un chien seul, j’ai décidé de la confier au chenil. Je t’en ai informé, tu n’as pas tenu à me soutenir ni à venir. Tu es par contre retourné à ce même chenil quelques temps plus tard, ne respectant pas mon souhait et créant un faux espoir pour cette pauvre bête qui t’a reconnu, dont tu n’avais que faire, pour ensuite me dire en pleurnichant que je devrais la reprendre. Toi le héros, le sauveur tu me l’aurais ramenée. Par contre tu n’étais pas prêt pour me donner un coup de main. Le coup de main c’est pour les autres. Pourquoi ne laisses tu pas ceux qui souffrent en paix ? D’où surgit ce besoin de transgresser les limites ?

Lorsque mon fils excédé par ton comportement inhumain, persistant et destructeur a décidé de partir et que j’étais effondrée, tu as répondu absent. Selon toi, tu n’y étais pour rien. Il est parti, j’ai pleuré, il n’avait que 12ans et une rage aveugle tellement tu t’étais acharné sur lui.

A la maison, tu fouillais systématiquement les poubelles, il fallait que tout soit rangé là où tu le souhaitais. Tu t’autorisais à partir sans dire ni ou ni quand et surtout il ne fallait rien te demander ou te dire car c’était la porte ouverte à s’en prendre plein la figure. Du « jalouse », du « tu ne me contrôleras pas », du « tu veux tout savoir » me gratifiaient continuellement si jamais j’avais le malheur de poser une seule question. Comment vivre sereinement une relation dans ces conditions ?

J’ai affronté tout cela SEULE, jamais tu n’as été à mes côtés, tu étais absent, totalement invisible. Cela je te le reproche, toi qui transforme quelque dialogue que ce soit en reproche, en voilà un, je te le dédie et te l’offre en hurlant de frustration après ces quelques années passées « en ta compagnie ».

J’aurai du me douter. Je me rappelais nettement avoir vu ton ex-épouse au fond d’un divan, t’attendant chez tes parents. Elle ne transpirait pas le bonheur. J’étais jeune à l’époque mais j’ai bien ressenti et c’était tellement fort que je me rappelle exactement de mon ressenti ce jour-là. Curieusement cette image est toujours restée gravée en moi.

Tout comme celle ou venant chercher ta sœur à la gymnastique tu embrassais à la sauvette, dans le noir, une jeune fille du club. Tu as toujours volé ce que tu voulais. Tu dérobes leur énergie aux femmes que tu fréquentes. Tu les approches grâce à ton air taciturne et mystérieux, non ce ne sont pas tes habits qui datent d’il y a 20 ans en arrière qui les attirent.

J’ai souvent eu l’impression que tu me volais des moments, de l’énergie, de la beauté. Je brillais de mille feux, je démontrais une grande confiance en moi et tu as aimé. Tu m’as dit « j’aime les femmes comme toi entreprenantes et entrepreneurs ». Aujourd’hui je te vois comme le vampire de lumière que tu es. Ne sachant pas briller, n’ayant pas du tout confiance en toi, tu optes pour des femmes brillantes que tu suces jusqu’à la moelle. A ma connaissance tu les laisses toutes sur le carreau, les unes après les autres, en dépression et totalement détruites.

Tu as feint de vouloir te suicider un soir du jour de l’an en Espagne, franchement, tu aurais dû sauter, cela m’aurait simplifié la vie. Je pense que tu n’en aurais pas eu le courage, un poltron reste un poltron quel que soit sa partenaire.

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